La sauce qui m’a réconciliée avec les côtes de bette

A mon arrivée en Suisse, nombre de choses m’ont séduite à première vue : le panorama du Léman, la silhouette des Alpes, la fondue, le chocolat… Mais, allez savoir pourquoi, je ne me suis jamais faite aux côtes de bette de la cantine. Elles revenaient ponctuellement au menu, à mon désespoir, pourtant les gens autour de moi ne faisaient pas la grève de la faim, comme moi j’étais bien tentée de faire. Au contraire, ils avaient l’air d’aimer ça.  Peut-être avais-je manqué une étape essentielle d’éducation du goût dans mon enfance ? C’était ma première rencontre avec ce légume étrange, surdimensionné, invariablement bouilli. Il devait bien y avoir une façon de l’apprivoiser…

 

A force de persévérer, j’ai découvert que les côtes de bette passaient beaucoup mieux sous forme de gratin. C’est que l’onctueux de la crème et le croustillant du gruyère faisaient taire le goût discutable (à mes yeux) de ce fichu légume. Mais que faire si on ne veut pas élever son cholestérol (comble de l’ironie) à chaque platée de légume vert ? Si on ne veut pas transformer sa verdure en bombe calorique ?

 

C’est là qu’intervient cette sauce magique. Et je pèse mes mots. Un moment d’inspiration m’a fait mélanger ces ingrédients dans un mariage aussi improbable que goûteux. Et bon pour la santé ! Eh oui c’est possible. Pensez seulement : des fibres, des protéines, du fer, des vitamines…

 

C’est bête comme chou. Il faut mixer ensemble :

 

– des haricots blancs cuits (pourquoi pas en conserve si on est pressé)

– des noix de cajou

– du bouillon de légumes (assez pour arriver à la bonne consistance)

– de l’ail en poudre

– de la levure nutritionnelle pour un petit goût rappelant le fromage

– un peu de jus de citron pour relever le tout

– pourquoi pas une cuillerée de moutarde, histoire de réveiller les papilles

 

Maintenant il n’y a plus qu’à incorporer les côtes de bette cuites (à l’eau ou à la vapeur).

 

Et il n’y a pas de raison de réserver cette sauce à cet usage. Elle accompagne à merveille des champignons sautés ou une fondue de poireaux, par exemple.

 

Vous verrez : l’essayer c’est l’adopter !

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