Petit guide de survie dans le labyrinthe des régimes

 

Si vous êtes arrivé sur ce blog, c’est bien pour une raison. Vous vous intéressez à la nutrition, à son impact sur la santé et sur le bien-être de tous les jours. Vous avez peut-être essayé de vous informer à ce sujet. Sans doute vous êtes-vous confronté à un raz de marée d’informations et, disons-le, de modes diététiques.

 

Pas un jour ne passe sans que l’on entende parler dans les magazines du dernier régime à la mode. Et à chaque fois les explications qu’on en donne semblent parfaitement valables. Alors, à qui doit-on se fier ? Substituts de repas, jeûne, sans gluten, kétogène, paléo, vegan, dissocié, à bas indice glycémique, la liste est longue.

 

C’est qu’il faut déjà discriminer entre régimes amaigrissants, censés nous rendre la ligne en quelques semaines, et régimes durables, que l’on peut adopter sur le long terme et qui sont censés nous aider à atteindre un état de santé optimal. Et si on regarde de plus près, dans chaque groupe il y a un fil conducteur.

 

Les régimes « amaigrissants »

 

Arrêtons de tourner autour du pot ( !), il n’y a pas de perte de poids sans déficit calorique. Tous les régimes qu’on nous propose ont ceci en commun qu’ils restreignent les calories consommées.

 

Substituts de repas ? Forcément, on ne consomme que les calories pré-dosées pour nous. Weight Watchers ? On se restreint soi-même à coup de calculette et de balance de cuisine. Coupe-faim ? Le nom en dit déjà assez. Régime Dukan ou autre régime kétogène ? Là c’est plus indirect, mais le résultat est aussi une perte d’appétit et une moindre consommation de calories. Le jeûne périodique ? Ah, cela se passe de commentaires. A moins que les préceptes du régime ne nécessitent de telles contraintes de mise en place (régime Montignac, régime dissocié) ou n’engendrent une telle lassitude (mono-diète, cure de jus de raisin ou de chou) qu’on finit bien par ne plus manger grand’chose…

Il faut s’en faire une raison: la recette miracle n’existe pas. (Je ne vous ai pas trop déçu, dites?) Les régimes ne marchent que parce qu’ils nous font moins remplir nos assiettes – et leurs auteurs, on doit le reconnaître, ne sont pas à court d’idées pour nous couper l’appétit.

 

Les régimes « bons pour la santé »

 

Régime paléo, sans gluten ou lactose, à bas indice glycémique, alkalin ou vegan : ces façons de se nourrir semblent irréconciliables. Or, à y regarder de plus près, ces tendances alimentaires ont des points communs – si, si.

 

Ils s’accordent tous à opposer un véto aux produits trop transformés, notamment les pâtisseries à base de farine blanche. Mais ils le justifient de façons diverses : que ce soit pour des raisons: historiques (il n’y avait pas de petites pâtisseries à l’âge des cavernes) ou chimiques (les petites pâtisseries contiennent bien souvent du gluten ou du lactose) ou éthiques (elles ne sont que rarement vegan) ou encore scientifiques (eh oui, les petites pâtisseries augmentent bien la glycémie et sont acidifiantes). Rien que le refus des produits industriels souvent trop sucrés, trop salés ou trop gras, bourrés d’additifs et dépourvus de nutriments utiles, et nous sommes déjà en bonne voie d’améliorer notre santé.

Un ingrédient en particulier a réussi la contre-performance de mettre tout le monde d’accord … contre lui: c’est le sucre. La fameuse poudre blanche a été accusée de créer de l’addiction, de faire grossir, de participer au diabète et (là j’en sais quelque chose) de nous coûter cher en frais de dentiste! Ce sera mission impossible que de trouver un quelconque régime qui prône la consommation du sucre raffiné. Nous ne pouvons pas trop nous tromper en limitant le sucre.

Autre point commun, ces régimes s’accordent à applaudir les légumes en tous genres : naturellement sans gluten, sans lactose et vegan, de plus à bas indice glycémique et alkalinisants, ils étaient même consommés à l’ère paléolithique ! L’aliment idéal, en somme. Les légumes de toutes sortes et couleurs – un autre atout pour la santé dans la poche (ou dois-je dire dans l’assiette), quel que soit le régime adopté.

 

Mon conseil : la prochaine fois qu’un régime vous tente, soyez prudent(e)s  et tenez-vous aux principes – de bon sens – que tous ces régimes ont en commun. Comme Michael Pollan, auteur du Dilemme de l’omnivore, l’a dit avant moi :

Eat food. Not too much. Mostly plants.

Mangez à votre faim, de la vraie nourriture et n’oubliez pas les légumes !

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