Octobre rose

2016 est la 23e année de campagne organisée pour la lutte contre le cancer du sein.  Il s’agit du cancer le plus fréquent chez la femme en France, avec environ 50’000 cas recensés par an, et aussi le plus mortel, puisqu’il est la cause de presque 12’000 décès par an.

 

Si vous avez déjà suivi ces campagnes de sensibilisation, vous avez dû rester sur l’impression que la seule chose à améliorer est la détection précoce. Un cancer dépisté tôt a de meilleures perspectives de guérison. Les fonds levés iront à la recherche pour trouver de meilleures chimiothérapies ou de meilleures méthodes de dépistage. Tout ceci est certes utile, mais que pouvons-nous faire, nous, avec nos propres moyens ? Devons-nous nous soumettre à la fatalité et nous en remettre à la magie médicale comme unique secours ?

 

Etonnament, aucune de ces campagnes n’aborde le sujet de la prévention. Pourtant, les données scientifiques sont parlantes.  Des études impliquant des centaines de milliers de personnes à travers le monde ont évalué à plusieurs reprises l’impact des facteurs de style de vie sur l’incidence des cancers. Ces facteurs ont été  résumés dans les directives émises par le WCRF (World Cancer Research Fund) en 8 principales recommandations :

 

  • éviter le surpoids : garder un BMI entre 21 et 23
  • avoir une activité physique régulière : marcher au moins 30 min par jour
  • consommer des légumes et des fruits : min 600 g/jour ; manger des céréales complètes à chaque repas
  • éviter la charcuterie ; limiter la viande rouge à max. 300 g/semaine
  • éviter l’alcool
  • réduire le sel de table à 5 g/jour
  • ne pas consommer de fast food ou de boissons sucrées
  • éviter les suppléments !

 

Mais ces directives sont-elles vraiment efficaces? L’étude EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition) – le nom est bien trouvé ! – a suivi près de 400’000 personnes de 9 pays européens. La masse de données accumulées a permis de voir si la conformité aux recommandations émises par le WCRF permettait ou non de réduire le risque de cancer. Concentrons-nous sur le risque spécifique de cancer du sein. Les chercheurs ont comparé l’incidence de ce cancer chez un groupe de femmes suivant 5 ou plus de ces recommandations avec un groupe ne suivant aucune ou seulement une ou deux d’entre elles.

 

Eh bien, le risque de cancer du sein était réduit de 60% par le simple fait de suivre ne serait-ce qu’une partie des recommandations. Les facteurs les plus importants étaient, dans l’ordre, la consommation d’aliments d’origine végétale, l’activité physique et l’abstention d’alcool.

 

E il ne s’agit pas là d’efforts surhumains. Des fruits au lieu des barres chocolatées, une promenade au lieu d’une virée en voiture, du pain complet au lieu de la baguette, des légumes verts au lieu des frites, un plat fait maison au lieu du McDo : est-ce si difficile ?

 

Entre un cancer dépisté tôt et pas de cancer du tout, le choix est vite fait, qu’en pensez-vous ?

 

(publié la première fois en octobre 2016)

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